19 décembre 2006

Exploitation sexuelle des enfants au Kenya

Les touristes suisses sont au quatrième rang des clients de la prostitution enfantine au Kenya.

Plus de dix-huit mille filles et garçons vendent leur corps pour de l'argent sur les côtes du Kenya, selon une étude de l'UNICEF publiée mardi.

D'après l'enquête de l'agence de l'ONU, les Kenyans constituent 38 % des clients. Les touristes italiens viennent au second rang avec 18 %, devant les Allemands (14 %) et les Suisses (12 %). Les Ougandais, les Tanzaniens, les Anglais et les Saoudiens suivent.

Dans les quatre districts où l'UNICEF a enquêté, Mombasa, Kilifi, Malindi et Kwale, 15 000 filles de 12 à 18 ans ont des relations sexuelles occasionnelles contre paiement. Elles représentent 30 % de cette tranche d'âge dans ces districts.

En outre, de 2000 à 3000 filles et garçons se prostituent toute l'année. La plupart ont commencé à 12 ou 13 ans pour obtenir de l'argent ou des services en nature.

Tourisme responsable

«Cette réalité est choquante», a commenté le vice-président kenyan, Moody Awori, en dénonçant «un vice qui continue à se développer de manière horrifiante particulièrement le long de la côte». Il s'est engagé à prendre des mesures pour promouvoir «un tourisme responsable».

Pour combattre l'exploitation des jeunes Kenyans par les touristes, les autorités de Nairobi obligent désormais les voyageurs à donner leur adresse de résidence dans le pays, ce qui permet de mieux contrôler leurs déplacements. Le personnel hôtelier est invité à mieux signaler les comportements suspects.

«Les touristes et les Kenyans qui abusent des enfants doivent être arrêtés, poursuivis en justice et condamnés», a déclaré le représentant de l'UNICEF au Kenya Heimo Laakkonen. Il a insisté aussi sur le fait que les victimes ne soient pas criminalisées.

Commerce toléré

L'enquête montre que le commerce du sexe jouit d'un degré élevé de tolérance, notamment sur les plages et dans les bars. La pauvreté de leur famille est la principale raison de la prostitution pour la moitié des enfants interrogés.

Cette activité est en effet lucrative pour les locaux: le tarif moyen facturé aux touristes va de 17 à 90 francs, selon l'âge et le service demandé. Cela encourage les enfants à démarcher les touristes, déplore l'UNICEF, mais n'aide pas l'économie locale à se développer.

Source: 20 minutes


Et on ce permet d'appeler notre pays civilisé! C'est dégoutant!

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2 Comments:

Blogger Eglantine said...

Je n'aurais jamais pensé cela de la Suisse! J'ai toujours tendance à penser que les pays du "Nord" ont plus d'avance sur nous concernant les Droits de l'enfant (bien que l'Allemagne soit un mauvais exemple car le tourisme sexuel y est une pratique très répandue). C'est vrai que c'est écoeurant!

6:11 PM  
Blogger Claire said...

Ce n'est qu'une facade Eglantine! C'est triste.

4:00 PM  

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